Page:Arago - Œuvres complètes de François Arago, secrétaire perpétuel de l’académie des sciences - Astronomie populaire, tome 4.djvu/217

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chutes de pareilles poussières que l’histoire a enregistrées jusqu’à ce jour. Le signe d’interrogation (?) indique encore ici les chutes douteuses.

L’an 472 de notre ère (suivant la chronologie de Calvisius, Playfair, etc.), le 5 ou le 6 novembre, grande chute de poussière noire (probablement aux environs de Constantinople) ; le ciel semblait brûler. Procope et Marcellin ont attribué cette chute au Vésuve.

652. À Constantinople, pluie de poussière rouge. (Théophane, Cedrenus, Matthieu Eretz.)

742. Pluie de poussière en Égypte. (Quatremère.)

743. Un météore et poussière dans différents lieux. (Théophane.)

… Au milieu du ixe siècle. Poussière rouge et matière semblable au sang coagulé. (Monachus, Kazwini, Elmazen.)

869. Pluie rouge pendant trois jours, aux environs de Brixen. (Hadrianus Barlandus.) Peut-être ce phénomène est-il celui qu’ont rapporté les auteurs précédents.

929. À Bagdad, rougeur du ciel et chute de sable rouge. (Quatremère.)

1056. En Arménie, neige rouge. (Matthieu Eretz.)

1110. En Arménie, dans la province de Vaspouragan, durant une nuit obscure de l’hiver, chute d’un corps enflammé dans le lac de Van. L’eau devint de couleur de sang, et la terre était fendue dans différents endroits. (Matthieu Eretz.)

1219 ou 1222. Pluie rouge aux environs de Viterbe. (Biblioteca Italiana, tome xix.)

1416. Pluie rouge en Bohême. (Spangenberg.)