Page:Archimède - De la méthode, trad. Reinach, 1907.djvu/19

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NOTICE PRÉLIMINAIRE

Le Traité nouveau d’Archimède dont je publie ci-après la traduction a été rendu à la lumière dans des circonstances assez remarquables.

Un paléographe grec, Papadopoulos Kerameus, auteur d’un volumineux et savant catalogue des manuscrits du Patriarcat grec de Jérusalem, y signalait, en 1899, sous le no 355 (t. IV, p. 329), un manuscrit sur parchemin, palimpseste, provenant du monastère de Saint-Savas (Palestine). L’écriture la plus récente, du xiiie siècle, est celle d’un recueil de prières byzantin sans intérêt ; l’écriture plus ancienne, disposée transversalement, apparaissait par endroits très distincte, ayant été non grattée par le nouveau scribe, mais simplement épongée ; elle accuse une main du xe siècle. M. Papadopoulos Kerameus reconnut qu’il s’agissait d’un ouvrage mathématique, accompagné de figures, et il en reproduisit quelques phrases à titre d’échantillon. Ces citations tombèrent sous les yeux d’un professeur allemand, H. Schœne, qui, à son tour, les fit voir à M. Heiberg, professeur à l’Université de Copenhague, éditeur d’Archimède et d’Apollonius et le savant d’Europe le plus compétent en ces