Page:Archives israelites 1851 tome12.djvu/608

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598* AlG¤mts· ‘ gnédites aselon son excellente habitude, il profite de Poccasion pour mettreren lumière une foule de points qui se rattachent àson sujet, et qui avaient été mal appréciés par la critique contempo- mine, ou lui étaient même restés complétement inconnus. C’est ainsi qu’avant d’aborder la biographie de son auteur, il passe en revue tous les grammairiens qui l’ont précédé, et que Ibn-Ezra, comme on sait, a énumérés dans son introduction au Sépher Mo- zcnuyim, d’après leur ordre chronologique; les principaux sont : Saadia, les deux Dounasch (ou Adonîm), 'Menachem Ben-Saronk, et Himmortel Yeho udâh·€·hayyoudj (rulgairement JW1). Mais lbn;·Ezra, comme les autres écrivains rabban ites, voit dans Saa- dia le père dela grammaire hébraïque, tandis que déjà d’autres écrivains, .notamment parmi les Caraïtes, l’avaient très-certaine- ment cultivée avant lui; c’est ce que M. Munk prouve avec éviden- ce (l ),soit par induction morale, soit par" le témoignage des con- temporains de Saadia, et ce qui.mc semble résulter également, si j‘ai bonne mémoire, des aveux de Saadia lui-même. . Au surplus, je crois `qu_’à cet égard il faut remonter beaucoup plus haut, et qu’on ne saurait, sans injustice, dénier lux talmu-· distes des connaissances très-positives et très-profondes dans l’i- diome hébraïque. Les raisonnemen ts et les exemples allégués par lbn-Djanâch lui-même dans son introduction (p. 169 et suiv.), et dont il seraitjfacile de grossir le nombre, l’établissent_d’une manière irrécusahle, non-seulement à l’égard.des Tannaïm, qui d’ailleurs, presque tous, s"expriment dans un hébreu régulier, quoique dé- généré, mais même pourles Amoraïm, malgré la corruption et le laisser-aller de leur langage `d’école, mi-parti hébreu, araméen, grec, etc. Les déductionsdu Talmud, appuyées souvent en appa- · rence sur une exégèse grammaticalement absurde, ne tirent pas Eur force de cette exégèse, mais de la tradition comme lois orales, _ ‘ ou de Pautorité rabbipique comme, lois réglementaires (¤*1"lJ). Ifexégèse, àcet égard, n‘_est, le plus souven t, que jeu d’esprit , si- gne mnémonique et artiticiel, imaginé ap°rès coup pour asseoir la loi sur un texte; Itûilili IUIDDDII. 't¤'h comme le di t le Tal- mud luièméme. L’exoellent principe : WD It!'I• lhpbfl `l"It (ti) Pq. 4 et suiv. ` (