Page:Ardouin - Étude sur l’histoire d’Haïti, tome 4.djvu/275

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


T. Louverture lui-même a pu ignorer combien d’hommes ont été immolés par les ordres barbares qu’il a donnés ; car lorsqu’un chef proscrit en masse, et qu’il trouve d’affreux exécuteurs auxquels il a laissé une pleine latitude, il ne peut être assuré qu’ils n’ont pas été au-delà de ses désirs cruels. C’est pourquoi il disait avec une sanglante ironie : « J’avais dit de tailler l’arbre, mais non pas de le déraciner. »

Qu’importe, après tout, à la postérité, de savoir le chiffre de ses cruautés dans le Sud ou ailleurs, à l’occasion de la guerre civile ? Sommes-nous à ce moment à la fin de ses crimes ? Il y en a encore d’autres à relater.