Page:Ardouin - Étude sur l’histoire d’Haïti, tome 9.djvu/405

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


qu’ils occasionnent au Port-au-Prince. — Mandement de l’évêque vicaire apostolique contre le curé de cette paroisse qu’il interdit et excommunie. — Scènes scandaleuses à l’église et au presbytère. — Réflexions à ce sujet : devoir imposé au Président d’Haïti. — Il fait signifier aux deux ecclésiastiques de se retirer du pays. — M. de Glory périt dans un naufrage. — L’abbé Jérémie revient ensuite au Cap-Haïtien ; il y est mis aux arrêts, puis renvoyé a l’étranger. — L’abbé Joseph Salgado, nommé curé du Port-au-Prince, ramène tous les fidèles à l’église. — Diverses lettres de l’évêque H. Grégoire à Boyer : ses sentimens, son don de livres fait à la République pour commencer l’établissement d’une bibliothèque. — Sa noble conduite en recevant un don que lui envoie Boyer ; sa lettre à cette occasion. — Lettre de quelques Grecs résidant à Paris, transmise par lui, faisant un appel à Boyer et aux Haïtiens, en faveur de leur pays insurgé contre la Turquie. — Ce que leur répond Boyer. — Divers actes du Président concernant l’agriculture et le commerce national. — Ouverture de la session législative. — Election des représentans de l’Artibonite et du Nord. — Vote de trois livres du code civil haïtien et diverses lois ; élection de dix sénateurs pour compléter le Sénat. — Adresse de la Chambre des représentans au peuple. — Discours prononcés dans son sein, sur le commerce national, par les représentans Pierre André et Saint-Martin. — La Chambre les prend en considération et les adresse au Président d’Haïti. — Examen des questions soulevées par ces discours. — Etablissement de cercles du commerce national au Port-au-Prince et an Cap-Haïtien : objet qu’ils ont en vue. — Agitation de l’esprit public à la capitale. — Les commerçans étrangers s’adressent au Président d’Haïti. — Ce que pense et fait Boyer en cette circonstance. — Le Sénat lui adresse un message pour avoir son opinion sur la révision anticipée de la constitution. — Il répond au Sénat et repousse cette idée. — Réflexions à ce sujet. — Réclamation d’argent faite par Jacob Lewis contre la République, appuyée par les Etats-Unis. — Il est soldé définitivement. 55


Projet d’indépendance dans l’Est d’Haïti. — Vues de Nunez de Cacérès à ce sujet. — Les communes de Monte-Christ et de Laxavon arborent le pavillon haïtien. — Le gouverneur Pascual Real correspond avec le Président d’Haïti : missions pacifiques de leur part. — N. de Cacérès proclame l’indépendance à Santo-Domingo ; départ de Pascual Real. — Divers actes publiés à Santo-Domingo, — La ville de Saint-Yagne proteste contre ces actes ; elle s’adresse au Président d’Haïti et entraîne tout le Nord-Est en faveur de la République. — Les communes des frontières s’y rallient également. — Message de Boyer au Sénat ; accord des deux pouvoirs pour la réunion de l’Est. — Boyer invite les citoyens à élire les représentans des communes, et ajourne l’ouverture de la session législative au 1er août. — Correspondance entre N. de Cacérès et Boyer : dépêche de ce dernier, du 11 janvier 1822. — N. de Cacérès fait arborer le pavillon haïtien à Santo-Domingo. — Deux colonnes de l’armée entrent sur le territoire de l’Est. — Le Président d’Haïti prend possession de cette partie en entrant à Santo-Domingo : actes et discours à cette occasion. — Organisation judiciaire, civile et militaire. — Décision politique prise à l’égard des blancs trouvés dans l’Est. — Des colons français établis dans la presqu’île de Samana députent auprès du comte Douzelot, gouverneur de la Martinique ; il envoie l’amiral Jacob, avec une flottille, pour les protéger et s’emparer de la presqu’île au nom de l’Espagne. — Boyer la fait occuper militairement avant son arrivée dans la baie. — Correspondance, faits respectifs des Haïtiens et des Français. — Débarquement des