Page:Aristophane, trad. Talbot, 1897, tome 1.djvu/301

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XANTHIAS.

Va-t’en aux corbeaux ! Nourrir un pareil chien !


BDÉLYKLÉÔN.

Qu’y a-t-il donc ?


XANTHIAS.

Ne voilà-t-il pas Labès, votre chien, qui vient d’entrer dans la cuisine et de manger un fromage de Sikélia !


BDÉLYKLÉÔN.

Voilà le premier délit à déférer à mon père. Toi, porte l’accusation.


XANTHIAS.

Pas moi, de par Zeus ! mais un autre chien se porte comme accusateur, si l’affaire est appelée.


BDÉLYKLÉÔN.

Voyons, maintenant, amène-les tous deux ici.


XANTHIAS.

C’est ce qu’on va faire.


BDÉLYKLÉÔN.

Qu’apportes-tu là ?


PHILOKLÉÔN.

La bauge aux porcs consacrés à Hestia.


BDÉLYKLÉÔN.

Tu oses y porter une main sacrilège ?


PHILOKLÉÔN.

Non, mais c’est en sacrifiant d’abord à Hestia, que