Page:Aristophane, trad. Talbot, 1897, tome 1.djvu/323

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BDÉLYKLÉÔN.

C’est là ce que tu répondras ? Tu es un homme perdu. Il va se mettre à crier qu’il veut te mettre à mal, te déchirer, te chasser du pays.


PHILOKLÉÔN.

Et moi, s’il menace, de par Zeus ! je lui en chanterai un autre : « Ohé ! l’homme ! dans ton désir furieux du pouvoir suprême, tu détruis la cité qui déjà penche vers sa ruine. »


BDÉLYKLÉÔN.

Et lorsque Théoros, couché aux pieds de Kléôn, lui prendra la main et chantera : « Ami, tu connais l’histoire d’Admètos, aime donc les braves, » par quel skolie lui répondras-tu ?


PHILOKLÉÔN.

Je lui dirai avec raison : « Il ne s’agit pas de faire le renard et d’être l’ami des deux partis. »


BDÉLYKLÉÔN.

Après lui Æskhinès, fils de Sellos, continuera : « C’est un homme sage, ami des Muses. » Il chantera : « Richesse et bien vivre à Klitagoras et à moi, avec les Thessaliens. »


PHILOKLÉÔN.

« Nous en avons beaucoup dépensé, toi et moi. »


BDÉLYKLÉÔN.

Sur ce point, tu en sais convenablement. Mais allons souper chez Philoktèmôn. Enfant, enfant, Khrysos, em-