Page:Aristophane, trad. Talbot, 1897, tome 1.djvu/395

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immole-la, et apportes-en ici les cuisses : par ce moyen la brebis est réservée au khorège. (L’Esclave sort.)





LE CHŒUR.

Pour toi, qui restes ici, devant la porte, rassemble vite les branches et tous les accessoires utiles.


TRYGÆOS.

Est-ce que je ne te parais pas disposer les broussailles en vrai devin ?


LE CHŒUR.

Comment ne serait-ce pas ? T’échappe-t-il rien de ce que doit savoir un habile homme ? Ne songes-tu pas à tout ce qui est nécessaire à quelqu’un de distingué par son esprit et par son audace féconde ?


TRYGÆOS.

Le fagot allumé incommode Stilbidès. J’apporterai aussi la table, et il n’y a pas besoin d’esclave.


LE CHŒUR.

Qui donc ne louerait pas un pareil homme, qui, supportant mille maux, a sauvé notre ville sacrée ? Jamais il ne cessera d’être un objet d’admiration pour tous.





L’ESCLAVE, revenant.

C’est fait. Dépose les deux cuisses que voici. Moi, je vais chercher des entrailles et des offrandes.