Page:Aristophane, trad. Talbot, 1897, tome 1.djvu/67

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LE CHŒUR.

Entends-tu avec quelle habileté culinaire, avec quelle science et avec quelle entente de gourmet il se fait servir ?


UN LABOUREUR.

Malheureux que je suis !


DIKÆOPOLIS.

Par Hèraklès ! quel est cet homme ?


LE LABOUREUR.

Un homme infortuné.


DIKÆOPOLIS.

Suis ton chemin devant toi.


LE LABOUREUR.

Ô cher ami, puisque la trêve est pour toi seul, cède-moi un peu de pain, ne fût-ce que de cinq ans.


DIKÆOPOLIS.

Que t’est-il arrivé ?


LE LABOUREUR.

Je suis ruiné, j’ai perdu deux bœufs.


DIKÆOPOLIS.

Comment ?


LE LABOUREUR.

Les Bœotiens les ont pris à Phyla.


DIKÆOPOLIS.

Ô trois fois malheureux ! Et tu es encore vêtu de blanc ?