Page:Aristophane, trad. Talbot, 1897, tome 2.djvu/16

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ton vol circulaire sur la terre et sur la mer. Et c’est la raison pour laquelle tu as l’intelligence de l’homme mêlée à celle de l’oiseau. Aussi sommes-nous venus ici tous deux vers toi te prier de nous dire s’il y a quelque cité de laine épaisse, comme une couverture moelleuse où l’on goûte le repos.


LA HUPPE.

Alors tu cherches une ville plus grande que celle des fils de Kranaos ?


EVELPIDÈS.

Pas plus grande, mais qui nous convienne mieux.


LA HUPPE.

Il est clair que tu cherches un gouvernement aristocratique.


EVELPIDÈS.

Moi ? Pas du tout : je déteste même le fils de Skellios.


LA HUPPE.

Quelle ville habiteriez-vous donc le plus volontiers ?


EVELPIDÈS.

Celle où la plus grande affaire serait d’entendre à ma porte, dès le matin, quelque ami me dire : « Au nom de Zeus Olympien, présente-toi chez moi de bonne heure, toi et tes enfants, au sortir du bain : je dois donner un repas de noces ; n’y manque pas surtout ; autrement, ne mets jamais les pieds chez moi, quand je serai dans le malheur. »