Page:Aristophane, trad. Talbot, 1897, tome 2.djvu/48

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PISTHÉTÆROS.

Entrons donc. Tiens, Xanthias et toi, Manodoros, prenez notre bagage.


LE CHŒUR.

Holà, toi ! Je t’appelle, je t’appelle !


LA HUPPE.

Pourquoi m’appelles-tu ?


LE CHŒUR.

Emmène ces gens faire un bon dîner avec toi ; mais le rossignol aux doux chants, dont la voix égale celle des Muses, laisse-le ici près de nous, en nous quittant, afin que nous en soyons charmés.


PISTHÉTÆROS.

Oh ! de par Zeus ! cède à leurs désirs. Fais sortir l’aimable oiseau des joncs à ombelles.


EVELPIDÈS.

Fais-le sortir, au nom des dieux, afin que nous voyions l’oiseau chanteur.


LA HUPPE.

Puisqu’il vous plaît ainsi, je dois le faire. Sors, Proknè, et montre-toi à nos hôtes. (Proknè paraît.)


PISTHÉTÆROS.

Ô Zeus vénéré, quelle jolie petite personne ailée ! Quelle délicatesse, quel éclat !


EVELPIDÈS.

Sais-tu que je la cajolerais avec plaisir ?