Page:Aristote - La Morale d’Aristote, Ladrange, 1856.djvu/1000

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notre pouvoir, la philosophie des choses humaines. g 23. Et d’abord, quand nous trouverons dans nos prédécesseurs quelque détail de ce vaste sujet heureusement traité, nous ne manquerons pas de l’adopter en le citant ; et ensuite, nous verrons d’après les constitutions que nous avons recueillies, quels sont les principes qui sauvent ou qui perdent les États en général, et en particulier chaque l’état divers. Nous rechercherons les causes qui font que quelques-uns sont bien gouvernés et que les autres le sont mal ; car, lorsque nous aurons achevé ces études, nous verrons d’un coup d’œil plus complet et plus sûr quel est l’État par excellence, et quelles sont pour chaque espèce de gouvernement la constitution, les lois et les mœurs spéciales qu’il doit avoir pour être en son genre le meilleur possible.

Entrons donc en matière.


le souvenir seul des Lois de Platon suffisait pour lu réfuter. — La philosophie des choses humaines. Expression admirable.


§ 23. De l’adopter en le citant. Tout le second livre de la Politique est consacré par Aristote à l’examen des théories antérieures aux siennes, C’est sa méthode constante dans le Traité de l’Ame, dans, la Métaphysique, etc. — Les constitutions que nous avons recueillies. C’est le fameux Recueil des Constitutions, qui a péri si malheureusement. Voir les fragments qui en restent, dans le second volume des Fragmenta historicorum de M. Firmin Didot, p. 102 et suiv. Voir aussi ma préface à la Politique, p. XXI, 1" édition. — Quel est l’Etat par excellence. Voir sur tout ce passage l'appendice à ma seconde édition de la Politique, p. CLXXXIV. — Entrons donc en matière. Ceci peut préparer assez bien la Politique. Mais on attendait plutôt ici quelques généralités définitives sur la morale. C’est un résumé qui manque.


FIN DU LIVRE DIXIÈME
ET DU DEUXIÈME VOLUME.