Page:Aristote - La Morale d’Aristote, Ladrange, 1856.djvu/1030

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CHAPITRE V.

§ 1. En premier lieu, il faut parler de l’âme dans laquelle réside la vertu. Mais ici nous n’avons pas à dire ce qu’est essentiellement l’âme; car cette question est traitée ailleurs, et il faut nous borner à en esquisser les traits principaux. L’âme, ainsi que nous venons de le rappeler, se divise en deux parties, l’une raisonnable, et l’autre irraisonnable. Dans la partie qui est douée de la raison, on peut distinguer la prudence, la sagacité, la sagesse, l’instruction, la mémoire et autres facultés de ce genre. C’est dans la partie irraisonnable que se trouve ce qu’on appelle les vertus : la tempérance, la justice, le courage, et toutes les autres vertus morales qui semblent dignes d’estime et de louanges.

§ 2. C’est grâce à elles, quand nous les possédons, que l’on dit de nous que nous