Page:Aristote - La Morale d’Aristote, Ladrange, 1856.djvu/1081

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ne la mérite point. De même que l’envieux, le malveillant, qui se réjouit du mal, sera toujours heureux du malheur des autres, que ce malheur soit ou ne soit pas mérité. L’homme qui ne s’indigne qu’au nom de la justice, ne leur ressemble ni à l’un ni à l’autre ; il tient le milieu entre ces deux extrêmes.


CHAPITRE XXVI.

§ 1. La tenue et le respect de soi est le milieu entre l’arrogance, qui n’est contente que d’elle-même, et la complaisance, qui s’empresse indifféremment pour tout le monde. La tenue s’applique aux relations de société. L’arrogant est d’humeur à ne fréquenter personne, et à ne daigner parler à qui que ce soit. Le nom même qu’on lui donne, en grec Authadès, paraît venir de sa manière d’être. L’arrogant est en quelque sorte autoadès, c’est-à-dire content de soi ; et on l’appelle ainsi, parce qu’il se plaît