Page:Aristote - La Morale d’Aristote, Ladrange, 1856.djvu/1169

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LIVRE II, CH. X, g 1-2.'

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��périté ainsi comprise est différente de l'autre, en ce qu'elle semble ne résulter que d'une interversion des choses, et qu'elle est un bonheur indirect et accidentel. Mais si l'on veut encore appeler cela une faveur de la for- tune, ou ne peut nier toutefois qu'il n'y ait un élément plus spécial de bonheur dans cette autre fortune, où l'in- dividu porte en lui-même le principe de cette force qui lui fait acquérir les biens qu'il souhaite.

§ 12. En résumé, comme il n'y a pas de bonheur sans les biens extérieurs, et que ces biens-là ne viennent que de la faveur de la fortune, ainsi que nous venons de le dire, il faut reconnaître que la fortune contribue pour sa part au bonheur. Voilà ce que nous avions à dire de la fortune et de la prospérité.

��rhomme a encore une part. Dans le hasard, il n'en a absolument aucune,

§ 11. Différente de l'autre. Cette autre fortune est celle où l'homme, guidé par son iufttinct, contribue en- core dans une mesure quelconque au bonheur qui lui arrive.

§ 12. Que de la favenr de la for- tune. C'est trop dire ; ou du moins, si la fortune les ôte souverainement, l'industrie de l'homme peut les con- quérir de nouveau; et sa prudence les conserve mieux. — Ainsi que

��novs venons de le dire. Un peu plus hautj § 5. — Pour sa part au bon heur. V action de la fortune, ainsi restreinte, est incontestable. Mais si les biens extérieurs sont indispen- sables au bonheur, il faut ajouter que c'est au bonheur aussi complet que l'homme peut l'espérer dans cette vie ; car le bonheur peut exister sans eux ; souvent même, ils y font obstacle, si le bonheur con- siste surtout dans la vertu. Le sape sait se passer de ces biens-là.

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