Page:Aristote - La Morale d’Aristote, Ladrange, 1856.djvu/119

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PRÉFACE. cix

ot la voix (lu genre humain, l.'àmeest, pour Platon, l'élément supérieur et distinct, qui a sa nature et ses ('estinées propres ; et lorsque Critou désolé demande à Socrate qui va boire le poison : « Socrate, com- •> ment t'ensevelirons-nous ? » Socrate lui répond : «< Tout comme il vous plaira , si toutefois vous » pouvez me saisir et que je ne vous échappe pas. » Puis regardant avec un sourire plein de douceur ses disciples tout en larmes; « Mes amis, ajouta-t-il, M soyez donc mes cautions auprès de Cri ton, mais » d'une manière toute contraire à celle dont il a '■ voulu me cautionner auprès des juges. Il répon- « dait pour moi que je ne m'en irais pas. Vous » au contraire, répondez pour moi que je ne serai » pas plus tôt mort que je m'en irai jouir de lélicités ') ineffables, afin que le pauvre Criton prenne les >' choses plus doucement, et qu'en voyant brûler •> mon corps ou le mettre en terre, il ne s'afflige pas » sur moi, comme si je souffrais de grands maux, et » qu'il ne dise pas à mes funérailles qu'il expose » Socrate, qu'il le porte, qu'il l'enterre. Car il faut » que tu saches, mon cher Criton, lui dit-il, que » parler improprement, ce n'est pas seulement une « faute envers les choses ; mais c'est aussi un mal » que l'on fait aux âmes, H faut avoir plus de cou-

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