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18(5 LA GRANDE MORALE.

semble, se souhaiter une longue existence et une existence heureuse, ce sont là des sentiments qu'on peut reconnaître également de l'un et de l'autre côté.

§ A5. On pourrait croire aussi que l'amitié doit se trouver partout où se trouve le droit et la justice, et qu'au- tant il y a d'espèces de justice et de droits, autant il doit y avoir d'espèces d'amitiés. Ainsi, il y a une justice et un droit de l'étranger au citoyen qui en fait son hôte, de l'esclave au maître, du citoyen au citoyen, du fils au père, de la femme au mari ; et toutes les autres associations ou amitiés qu'on peut imaginer, se réduisent au fond à celles qu'on vient de citer. § h6. Ajoutons que la plus solide des amitiés est peut-être celle que contractent les hôtes, parce qu'il ne peut pas y avoir entr'eux de but commun qui provoque des rivalités, comme il peut en exister entre les citoyens ; car lorsqu'on lutte les uns contre les autres pour savoir à qui restera la supériorité, il est impossible de demeurer longtemps amis.

g 47. Maintenant, nous pouvons reprendre la question de savoir si c'est possible ou non d'avoir de l'amitié pour soi-même. Evidemment, ainsi que nous l'avons dit un peu plus haut, l'amitié se reconnaît dans les actes de détails ilont l'ensemble la compose ; or, c'est surtout pour nous-

��là ce que voulaient dire plus haut ces d'admirables considérations sur les

inols : « nous voulons tout pour rapports conjugaux dans la Morale à

nous. » Nicomaque, livre VIII, ch. 12, § 7.

§ 45. On pourrait croire. Cette § 47. Nous pouvons reprendre la

pensée ne se lie point à celles qui question. On ne voit pas bien pour-

précèdent. Voir la Morale à Nico- quoi l'auteur a interrompu sa dis-

uiaque, livre VIII, ch. 9, et suiv. cussion, et pourquoi il la reprend ici.

p. 341. — De la femme au mari.\o\ï — Ainsi que nous l'avons dit un peu

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