Page:Aristote - La Morale d’Aristote, Ladrange, 1856.djvu/1368

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36A MORALE A EUDÈME.

��CHAPITRE II.

��Suite de la théorie de l'amitié. Distinction du plaisir et du bien. Le bien doit toujours s'entendre de ce qui est trouvé tel par une nature bien organisée. — Trois espèces d'amitié : par vertu, par intérêt, par plaisir. La première est la seule vraie ; elle est la seule digne de l'homme; l'amitié par intérêt peut se trouver même dans les animaux. — Grandeur et dignité de la véritable amitié; rapport de l'amitié et du plaisir; l'amitié par vertu est la seule qui soit vraiment solide; les autres peuvent changer constamment. — Le temps est indispensable pour fonder l'amitié en l'éprouvant. Citation de Théognis. L'infortune fait con-r naître les vrais amis.— Explication des liaisons assez fréquentes entre les méchants et les gens de bien. — On se lie toujours par les bons côtés; et il n'y a pas d'homme qui n'en ait quelques- uns.

��§ 1. Pour nous, il nous faut adopter la théorie qui tout à la fois reproduira le plus complètement nos opinions en cette matière, et qui résoudra le mieux les questions, en conciliant les contradictions apparentes. Nous atteindrons ce but, si nous démontrons que ces contraires qui nous frappent, sont bien comme ils sont aux yeux de la raison ; et cette théorie sera certainement aussi plus d'accord qu'aucune autre avec les faits eux-mêmes. Les oppositions

��cil. II. Morale à Nicomaque, § 1. Sont bien comme ils sont... li\re VIII, cil. 3, 3 et i; Grande Pensée obscure. — Les oppositions Morale, livre!!, cli. 13. des contraires. Même reniaïque.

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