Page:Aristote - La Morale d’Aristote, Ladrange, 1856.djvu/1438

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hU MORALE A EUDÈME.

Ainsi , c'est en sentant qu'on devient sensible, sur le point même où l'on a senti d'abord, et de ia manière qu'on a senti, et dans le temps où l'on a senti. C'est en connaissant qu'on devient capable de se connaître. Voilà ce qui fait qu'on veut toujours vivre, parce qu'on vent toujours connaître; en d'autres termes, c'est qu'on désire être soi-même la chose que l'on connaît.

§ 9. A ce point de vue, on pourrait trouver assez étrange le désir de l'homme, de vivre avec ses semblables d'une vie commune, et d'abord, pour les besoins qu'il partage avec les autres animaux, je veux dire ceux du boire et du manger , qu'il veut satisfaire ordinairement en compagnie. Quelle diflerence y a-t-il, en effet, à satisfaire ces besoins les uns à côté des autres, ou bien à part, du moment que l'on retranche de ces réunions la parole, à l'aide de laquelle on se commu- nique? 10. Les gens indépendants ne peuvent pas d'ail- leurs converser avec le premier venu. J'ajoute qu'il n'est pas possible à ces amis qu'on suppose indépendants, et capables de se suffire à eux seuls, de rien apprendre dans ces entretiens, ou de rien enseigner aux autres. Si l'on apprend soi-même quelque chose, c'est qu'on n'est pas tout ce qu'on doit être en fait de suffisance personnelle ;

��C^cst qu'on désire cire soi-wi'mr. ^ [U. I^es gens iudcpendants ne

Toutes ces idées sont fort obscures, peuvent pas.... indépendants rt ca~

et l'auteur perd un peu de vue le pables de se suffire. \ oilù la question

sujet qu'il avait indiqué au début de qu'on s'était d'ubord proposée; mais le

ce chapitre. circuit a été bien long pour y arriver.

5 9. Quelle diprence y a-t-il? — Une ressemblance. Ceci est exa-

La question disparaît de plus en plus géré; et de plus, c'est en conlradic-

sous ces détails, qui ne luiinquent tion avec les théories antérieures. La

pas d'ailleurs de vérité. ressemblance n'est pas le fnndeme:!t

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