Page:Aristote - La Morale d’Aristote, Ladrange, 1856.djvu/21

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page n’a pas encore été corrigée


PllÉFACE. xr

l'Iiciire qu'il est, cliez les iialioiis civilisées, les vérités (le la science morale sont désormais indiscutables jiour toutes les Ames verUieuses, et absolument hors d'atteinte. On peut contester les théories ; mais comme, en fait, la conduite pour tous les honnètes- gens est absolument la même, il faut bien qu'il y ait entr'eux un fonds commun de vérité sur lequel chacun s'appuie, sans d'ailleurs pouvoir souvent eu rendre compte à autrui, ni s'en rendre bien compte à soi-même. 11 est très-rare que l'exposition d'un système, quelque habile et quelque vraie qu'elle soit, réunisse tous les suffrages. Mais comme il est des actes qui sont universellement approuvés, ils le sont évidemment en vertu des principes universels sur lesquels ils se fondent et qu'ils suivent, bien que ce soit le plus souvent à l'insu de celui qui agit.

Rechercher ces principes, les classer, les appro- fondir; en faire voir toute la vérité et toute l'impor- tance pratique ; démontrer les obligations qu'ils imposent à l'homme, avec toutes les conséquences qu'ils renferment, voila l'objet de la science morale.

Ici Kant a parfaitement raison i. La science

��(1) Voir les Fomk'Dunts tic l<i Mrt(i))lnjsi(jar des mcrurs, dun.'i Y'xcelleatc traduction de M. J. Jîarni, paires 8, 9 et oG.

�� �