Page:Aristote - La Morale d’Aristote, Ladrange, 1856.djvu/244

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ccxx.wi PREFACE.

robuste et des ressources d'activité, qui sont toujours si utiles et quelquefois si nécessaires.

Voilà, pour Peuseignement de la vertu et pour l'éducation, c'est-à-dire la première partie de la Mé- thodologie tnorale. Je passe à la seconde qui est, on s'en souvient, r^*c^V«<7w^ ou la pratique de la vertu, au milieu des besoins, des intérêts et des passions de la vie. J'adopte avec Kant la devise stoïcienne ; mais je la développe un peu plus qu'il ne Pa fait.

Il est bien clair que, si Penfant a été élevé par la famille d'abord, et ensuite par les maîtres, dans les pures et fortes maximes que le sage recommande ; s'il a été habitué de bonne heure à la loi et endurci au travail; si le jeune homme s'est soumis sincèrement aux conseils éclairés qu'il reçoit, et qu'approuve sa raison avec sa vertu, il reste bien peu de choses à enseigner encore à Phomme; et sa destinée morale s'écoule, quelles que soient les traverses qu'il éprouve, sans que rien désormais puisse en détourner le cours. Le sentiment du bien est assez profond dans son cœur, Pintelligence du devoir est assez claire à son esprit, et sa volonté est assez énergique, pour qu'hu- mainement il ait tout espoir de ne point faillir. L'habi- tude fortifie la vertu, plus même qu'elle ne fortifie le vice; et l'on persévère dans la voie du bien plus

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