Page:Aristote - La Morale d’Aristote, Ladrange, 1856.djvu/492

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80 MORALl-: A NICOMAQUE.

g 6. Mais le vulgaire des hommes ne pratiquent pas ces actions; et se réfugiant dans de vaines paroles, ils croient faire de la philosophie et s'imaginent que par cette mé- thode ils acquièrent une véritable vertu. C'est à peu près ce que font ces malades qui écoutent bien soigneusement les médecins, mais qui ne font rien de ce qu'on leur or- donne. Mais de même que les uns ne peuvent guère avoir un corps bien portant en se soignant de cette façon, de même les autres n'auront jamais l'âme bien saine en philosophant ainsi.

��CHAPITRE V.

��Théorie générale de la vertu ; il y a trois élémens principaux dans rame : les passions, les facultés et les habitudes. Définition des passions et des facultés. — Les vertus et les vices ne sont pas des passions ; ce ne sont pas davantage des facultés ; ce sont ôfis habitudes.

��§ 1. Tous ces points une fois fixés, nous allons recher- cher ce que c'est que la vertu. Comme il n'y a dans

��dans lequel on n'appelle vertueux ingénieuse et parfaitement exacte,

que les gens qui font habituellement L'idée que se fait Aristote de la phi-

des acte de vertus avec conscience losophie est aussi vraie qu'elle est

de ce qu'ils font. élevée. Mais • la pîdlosophie n'est

§6. Se réfugiait dans de vaines comprise que par bien peu d'hommes,

paroles. CriUque tr^s-juste et qui quoiqu'elle soit accessible à tous,

malheureusement est applicable à Cli. V. Gr. iMorale, livre l, eh. 7

tous les temps. — C'est à peu près et 8 ; Morale à Eudème, livre II,

ce que font ces malades. Comparaison rh. 2.

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