Page:Aristote - La Morale d’Aristote, Ladrange, 1856.djvu/534

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12 MORALE A NICOMAQUE.

a-t-il pas certaines choses qu’il convient de désirer, connue la santé et la science? § 13. Les choses réellement involontaires sont pénibles; celles au contraire qu’on désire ne sont jamais qu’agréables. § 14. De plus, est-ce que les erreurs du raisonnement, et celles du cœur ne sont pas également involontaires ? Où est la différence des unes et des autres ? Ne sont-elles pas tout pareillement à fuir ?

§ 15. Les passions que la raison ne conduit pas, n’en appartiennent pas moins à la nature humaine, tout aussi bien que les actions qui sont inspirées à l’homme par la colère et le désir. Concluons donc qu’il serait vraiment absurde de déclarer que ces choses-là ne sont pas sou- mises à notre volonté.


§ 13. Les choses réellement invo- ne conduit pas. Mais qu’elle pour-

lontaires sont pctiiblcs. Cet argu- ralt conduire ; et c’est là ce qui fait

ment est plus vrai, sans l’ôtie non que les actes qu’elles provoquent

plus entièrement. doivent passer pour volontaires, parce

§ lA. Les erreurs du raisonne- qu’il ne tenait qu’à nous de les pré- ment et celles du cœur. C’est eu ce venir. — Que ces choses-là. Les sens que Platon a soutenu que le actions qu’inspirent la colère et le mal est toujours involontaire. désir, et dont il a été question un

§ 1 5, Les passions que fa raison peu plus haut.