Page:Aristote - La Morale d’Aristote, Ladrange, 1856.djvu/549

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MVRE 111. CH. VI, S 1- 27

les juger; et le vrai lui apparaît dans chacmie d'elles; parce que, suivant les dispositions morales de l'honnue, les choses varient, et qu'il y en a de spécialement belles et agréables pour chacun, g 5. Peut-être même la plus grande supériorité de l'homme vertueux , c'est qu'il voit le vrai dans toutes les choses, parce qu'il en est comme la règle et la mesure. Mais pour le vulgaire, l'erreur en gé- néral vient du plaisir, qui paraît être le bien sans l'être léellement. § 0. Le vulgaire choisit le plaisir, qu'il prend [)our le bien ; et il fuit la peine, qu'il prend pour le mal.

��CHAPITRE VI.

Lu vertu et le vice sont volontaires; réfutation d'une théorie contraire ; l'exemple des législateurs et les peines qu'ils portent dans leurs codes, prouvent bien qu'ils croient les actions des hommes volontaires. — Réponse à quelques objections contre la théorie de la liberté; nous disposons de nos habitudes; c'est à nous de les régler, de peur qu'elles ne nous entraînent au mal. — Les vices du corps sont souvent volontaires comme ceux de l'âme ; et dans ce cas, ils sont aussi blâmables. — Le désir du bien n'est pas l'effet d'une disposition purement natu- relle ; il résulte de l'habitude, qui nous prépare à voir les choses sous un certain aspect. — Résumé de toutes les théories anté- rieures; indication des théories qui vont suivre.

§ 1. La lin qu'on poursuit étant l'objet de la volonté,

§ 5. // en est comme la règle et lo 5j 6. Le plaisir qu'il prend pour le

mesure. On ne peut pas se faire une bien. Illusion trop réelle et trop fré-

plus noble idée de la vertu. Le queute.

Stoïcisme a recueilli ce principe qu'il <"/'• J /. Gr. Morale, livre I, ch.

a peut-Être exagéré. — Vient du 18 et suivants; Alorale à Eudènie,

plaisir. Idée toute platonicienne. livre II, ch. 8 et sui\nnts.

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