Page:Aristote - La Morale d’Aristote, Ladrange, 1856.djvu/68

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Lvm PRÉFACE.

droit, quand il a failli par hasard, halo et provoque de tous ses vœu\ la peine qui doit le réconcilier avec lui-même et avec la vertu K

Voilà comment l'élève de Socrate comprend la loi morale. Après plus de deux mille ans, et au milieu de toutes les lumières de not^e civilisation, que pourrions-nous ajouter à ces nobles préceptes ? Que pourrait nous apprendre la science, que le sage no nous ait appris? On a reproduit sous mille formes cet enseignement divin. Mais qu'y a-t-on changé ? On a de moins la grâce de Platon ; mais a-t-ou fait autre chose que répéter ses leçons éternelles ? Elles sont si grandes et si vraies que les ébranler ou les contredire, ce ne serait pas moins que renverser la morale et la vertu.

Mais que notre faiblesse se rassure. Le génie Pla- tonicien est trop modéré pour que nous ayons à craindre de lui une sévérité excessive. 11 est trop sage pour dépasser les bornes ; et s'il a fait au devoir cette place si large, cette place souveraine, il a fait aussi la part du bonheur et même du plaisir, il ne veut point les refuser à notre tendance naturelle ; mais il veut nous montrer où ils sont réellement.

(1) l'iaton, Gorguis, piigcd 257, 281, 28i.

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