Page:Aristote - La Morale d’Aristote, Ladrange, 1856.djvu/695

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LIVRE V. CH. IX, § 1. 173

les autres ne le sont pas. En effet, on peut pardonner toutes les fautes que l'on commet en ignorant qu'on les commet, et même celles qu'on fait par suite de l'igno- rance. Mais toutes les fautes qui sont commises, non pas précisément par ignorance, mais par l'aveuglement d'une passion qui n'est ni naturelle, ni digne d'un homme, sont des fautes impardonnables.

��CHAPITRE IX.

réfutation de quelques définitions de Tinjustice : erreur d'Euri- pide. L'injustice qu'on fait est toujours volontaire ; celle qu'on souffre ne l'est réellement jamais. Réponse à quelques objec- tions. Définition plus complète de l'injustice. On ne peut pas se faire d'injustice à soi-même ; Glaucus et Diomède. Dans un par- tage Inique, le coupable est celui qui le fait et non celui qui l'accepte. — Des devoirs du juge. — Difficulté et grandeur de la justice ; classe spéciale d'êtres qui la peuvent pratiquer ; elle est une vertu essentiellement humaine.

§ 1. Mais ici l'on pourrait se demander si nous avons

��Ceci, avec tout ce qui suit jusqu'à la que supposent toutes les lois géné-

fin du chapitre, est une sorte de raies. Dans le système de Platon, on

résumé. ne comprend pas comment le légis-

§ 12. Non pas ■pi'écisément par lateur peut punir des actes qu'il doit

ignorance. Il est probable qu'Aris- considérer comme involontaires,

tote pense ici à Platon, et veut cri- Ck. IX. Gr. Morale, livre 1, ch.

tiquer sa théorie. — Mais par l'aveu- 31; Morale à Eudème, livre IV,

glement. Que cause la passion, mais ch. 9.

qu'elle n'excuse pas. — Ni digne $ i. Mais ici l'on pourrait se

d'un homme. C'est là évidemment ce demander. La question que suppose

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