Page:Aristote - La Morale d’Aristote, Ladrange, 1856.djvu/835

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LIVRE viii, c:h. I, K

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��se placent à un point de vue tout contraire, et qui sou- tiennent, comme nous le disions. tout à l'iieure, que le sem- blable recherche le semblable.

g 7. Laissons de côté, parmi ces diverses questions, celles qui sont toutes physiques; car elles sont étrangères au sujet que nous étudions ici. Mais examinons toutes celles qui se rapportent directement à l'homme, et qui tendent à rendre compte de son moral et de ses passions. Voici, par exemple, des questions que nous pourrons dis- cuter : l'amitié peut-elle exister chez tous les hommes sans exception? Ou bien, quand les hommes sont vicieux, ne sont-ils pas incapables de pratiquer l'amitié? N'y a-t-il qu'une seule espèce d'amitié? En peut-on distinguer plu- sieurs? A notre avis, quand on soutient qu'il n'y en a qu'une seule, qui varie simplement du plus au moins, on ne s'appuie pas sur une preuve très-solide, puisque même les choses qui sont d'un genre différent, sont susceptibles aussi de plus et de moins. Mais c'est là un sujet dont nous avons antérieurement traité.

��Heraclite et Euripide sont cités, comme ici, dans la Grande Morale, livre II, ch. 13, et dans la Morale à Eudème, livre VII, ch. 1.

§ 7. Elles sont étrangères. Et elles appartiennent à la Physique ou à la Métaphysique. — Directement a l'iiptmne. On se rappelle que dès le début de son ouvrage, Aristote a voulu lui donner une direction toute pratique. Voir plus haut, livre I,

��ch. 1 , § 7. — Antcrieuremenl traité. Voir livre II, ch. 6, § 5. Le commentateur grec, Eustrate, ou Aspasius, croit qu'Aristote veut par- ler ici de discussions antérieures qu'on ne retrouve plus dans la Morale à Nicomaque; mais il n'indique pas précisément ces discussions. Il est possible certainement que cette cita- tion d'Aristote se rapporte à d'autres ouvrages que la Morale.

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