Page:Aristote - La Morale d’Aristote, Ladrange, 1856.djvu/891

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LIVRE IX.

��THEOIUE DE L AMITIE. — SUITE.

��CHAPITRE PREMIER.

Des causes de mésintelligences dans les liaisons où les amis ne sont pas égaux. Des mécomptes réciproques. — Est-ce celui qui a rendu service le premier, qui doit fixer le taux de la rému- nération? Procédé deProtagore et des Sophistes. — Vénération profonde qu'on doit avoir pour les maîtres qui vous ont en- seigné la philosophie. — Lois de quelques Etats où les transac- tions volontaires ne peuvent donner ouverture à une action judiciaire.

§ 1. Dans toutes les amitiés où les deux amis ne sont pas semblables, c'est la proportion qui égalise et qui con- serve l'amitié, ainsi que je l'ai déjà dit. Il en est ici abso- lument comme dans l'association civile. Un échange sui- vant la valeur a lieu, par exemple, entre le cordonnier pour les chaussures qu'il fabrique et le tisserand pour sa toile. Mêmes échanges entre tous les autres membres de l'association. § 2. Mais Là, du moins, il y a une mesure commune, qui est la monnaie consacrée par la loi. C'est à elle qu'on rapporte tout le reste ; et c'est par elle qu'on

��Ch. I. Gr. IMorale, livre II, cli. 13 § 1. Ainsi que je l'ai déjà dit. Voir et suiv. ; Morale à Eudénie, livre VII, plu^ haut, livre VIII, cb. 7, § 3. cil. 3 et 10. § 2. La monnaie. Voir plus haut

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