Page:Aristote - La Morale d’Aristote, Ladrange, 1856.djvu/958

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A3(5 MORALE A NICOMAQUE.

ment. J'y ai démontré que le mouvement n'est pas tou- jours complet à tout instant de sa durée, que la plupart des mouvements sont incomplets, et qu'ils diffèrent spéci- fiquement, puisque la direction seule d'un point à un autre suffit pour en constituer une espèce nouvelle.

§ h. Mais le plaisir au contraire est quelque chose de complet dans quelque temps qu'on le considère. On voit donc évidemment que le plaisir et le mouvement diffèrent absolument l'un de l'autre, et que le plaisir peut être rangé pamii les choses entières et complètes. Ce qui le prouve bien encore, c'est que le mouvement ne saurait se produire autrement qu'avec le temps et dans le temps, tandis que cette condition n'est pas imposée au plaisir ; car ce qui est dans l'instant indivisible et présent, est on peut dire un tout complet. Enfin tout ceci démontre clairement qu'on a tort de dire que le plaisir est un mou- vement ou une génération. Ces deux termes ne sont pas applicables à tout indistinctement; ils ne s'appliquent qu'à des choses qui sont divisibles et qui ne forment pas un tout. C'est ainsi, par exemple, qu'il ne peut y avoir génération, ni de la vision, ni du point mathématique, ni de la monade ou unité. Pour aucune de ces choses, il n'y a ni une génération, ni un mouvement ; et pour le plaisir, il n'y en a pas davantage; car le plaisir est quelque chose de complet et d'indivisible.

��§ i. Le plaisir est,,, quelque la discussion jusqu'ici c'est que le chose de complet. On peut trouver plaisir n'est pas un mouvement, puis- que ce n'est point encore là une qu'il n'a pas de développement suc- explication de la nature propre du ccssif. — Qu'on a ton de dire. C'est plaisir, comme Aristote se proposait sans doute à Platon qu'Arislote veut d'en donner une. Tout ce que prouve faire ailusiou.

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