Page:Aristote - La Morale d’Aristote, Ladrange, 1856.djvu/986

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hiMi MOR VLE A NICOMAQUE.

ces biens extérieurs. La sufiîsance de l'homme est bien loin d'exiger l'excès, non plus que l'usage des biens qu'il possède, non plus que son activité. § 2. Il est possible de faire les plus belles actions sans être le domi- nateur de la terre et des mers, puisque l'on peut même dans les conditions les plus modestes agir suivant la vertu. On peut voir ceci bien clairement en remarquant que les simples particuliers ne semblent pas se conduire moins vertueusement que les hommes les plus puissants ; et qu'ils se conduisent même en général beaucoup mieux. Il suffit d'avoir les ressources fort limitées que nous venons de dire ; et la vie sera toujours heureuse, quand on prendra la vertu pour guide de sa conduite. § 3. Solon peut-être avait fort bien défini les gens heureux en disant que : « Ce sont ceux qui, médiocrement pourvus des biens » extérieurs, savent faire les plus nobles actions et vivre ') avec tempérance et sagesse. » C'est qu'en effet, comme il le pensait, on peut, tout en ne possédant qu'une très- médiocre fortune, remplir tous ses devoirs. Anaxagore non plus ne semblait pas supposer que l'homme heureux fût l'homme riche ou puissant, quand il disait : « Qu'il » ne s'étonnerait pas du tout de paraître absurde aux )) yeux du vulgaire ; car le vulgaire ne juge que sur les ') choses du dehors, parce qu'il ne comprend que celles- » là. »

��juste, mais dont la plupart des être Aristote en écrivant ceci pensait- hommes ont tant de peine à faire il à son élève. — En général beau- l'application. cotip mieux. Même remarque.

§2. Il est possible. A(lmhah\e ma- $ 3. Solon. Voir Hérodote, Clio,

xime qu'on ne saurait trop méditer, ch. 30, p. 9, de l'édition de Firmin

— le dominateur de la lirrc. Peut- Didot. — Anaragore. Voir la Morale

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