Page:Aristote - Physique (Saint-Hilaire), 1862, Tome 2.djvu/11

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gement. §17. Mais à un autre point de vue, la nature des êtres, c'est la forme, et l'espèce, qui est impliquée dans la définition ; car de même qu'on appelle art ce qui est conforme à l'art et qui est un produit de l'art, de même on appelle nature ce qui est selon la nature et ce qui est un produit de la nature. Mais de même que nous ne dirions jamais qu'une chose est conforme aux règles de l'art, ou qu'il y ait de l'art en elle, si elle n'est encore qu'en puissance, un lit, par exemple, et si ce lit n'a point encore reçu la forme spécifique d'un lit ; de même non plus, en parlant des êtres que fait la nature ; car la chair et l'os, lorsqu'ils ne sont qu'en puissance, n'ont pas encore leur nature propre, jusqu'à ce qu'ils aient revêtu cette espèce et cette forme qui est impliquée dans leur définition essentielle, et qui nous sert à déterminer ce qu'est la chair et ce qu'est l'os. On ne peut pas dire alors davantage qu'ils sont de nature ; et par conséquent, en un sens différent de celui qui vient d'être indiqué, la nature pour les êtres qui ont en eux-même le principe du mou-