Page:Arnaud - De la frequente communion, 1643.djvu/226

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page n’a pas encore été corrigée


est si solide, et si sainte, que je ne me tiendrois pas pour catholique, si je ne l’embrassois de tout mon cœur, et si je ne portois une reverence particuliere à ces paroles, par lesquelles vous reconnoissez, que (...). Car en effet, quelle asseurance pouvons-nous avoir, que nostre esprit, qui n’est de soy-mesme qu’erreur et que tenebres, ne s’esgare point dans la conduite des ames ; qu’en suivant la lumiere que Jesus-Christ a donnée à son eglise, et qui se conserve dans la tradition de la mesme eglise. Si le fils de Dieu ayant esté envoyé par son pere, pour illuminer le monde, n’a rien dit que ce qu’il a oüy de son pere, comme il le declare dans l’evangile ; si le Saint Esprit, ayant esté depuis envoyé par le fils, n’a rien dit que ce qu’il a oüy du fils, comme le mesme fils le tesmoigne ; si les apostres, ayans esté envoyez par le Saint Esprit, n’ont rien dit que ce qu’ils ont appris de luy ; et enfin, si les evesques ayans esté envoyez par les apostres, n’ont rien enseigné que ce qu’ils avoient appris d’eux ; il n’y a point d’apparence, comme vous le jugez fort bien, qu’il soit permis à des hommes foibles, et aveugles comme nous, de rechercher dans nostre propre sens, et dans nostre fantaisie, les instructions