Page:Assollant - Aventures merveilleuses mais authentiques du capitaine Corcoran, II.djvu/89

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grâce et les trois cent mille roupies que je lui ai promises ; mais vous devez bien penser, mylord, que ces papiers précieux n’ont été que montrés et non pas remis à l’honorable M. Baber.

« Au reste, l’exécution de son projet n’est pas très-difficile. La confiance du capitaine Corcoran dans sa popularité est si grande, qu’il n’a pas daigné mettre garnison dans sa capitale. Toute l’armée est distribuée sur la frontière, ainsi que Votre Seigneurie pourra s’en assurer si elle daigne jeter les yeux sur le plan ci-annexé. Il n’y a pas deux cents soldats à Baghavapour ; encore ce sont des soldats de police, dispersés dans les divers quartiers. Le palais est ouvert à tout le monde et à toute heure du jour. La seule garde qui soit à craindre, est composée d’un jeune tigre de trois mois et demi à peine, d’un grand tigre sauvage et de sa mère, cette fameuse Louison qui a donné tant de fil à retordre au colonel Barclay. Ces trois animaux sont doués d’un instinct merveilleux ; mais il est aisé de les surprendre à l’heure de la sieste et de les enfermer.

« Baber et moi, tantôt séparément, tantôt ensemble, nous avons examiné avec soin la disposition du palais et de ses issues, et fait notre plan de campagne. Il me paraît impossible que le soi-disant maharajah puisse s’échapper, quelle que soit sa force physique, qui est vrai-