Page:Augier - Théatre complet, tome 4.djvu/113

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.



Madame Charlot.

Toujours des moyens de me lanterner ; je ne sors d’ici que pour aller trouver votre mari, je vous en préviens.


Victoire.

Eh bien ! ne sortez pas, et donnez-nous une demi-heure !


Madame Charlot.

Va donc pour vingt-cinq minutes, mais pas une seconde avec. Si, à deux heures sonnant, vous n’êtes pas là, je cours à l’étude


Séraphine.

Oui !


Victoire, à Séraphine.

Allons, madame, dépêchons !


Séraphine, bas à Victoire.

On peut la laisser seule ici ?


Victoire, de même à Séraphine.

Il n’y a plus rien à prendre ! (Haut, à madame charlot.) Vous, gardez la maison et si on sonne, n’ouvrez pas !

Elles sortent.



Scène VI

MADAME CHARLOT.


De la sensibilité dans notre état ? Et les affaires ? C’est égal, elle a une fière peur de son mari, la petite dame. Serait-ce un Harpagon ? Mais non, c’est trop cossu ici pour