Page:Aurel - Les Jeux de la flamme.djvu/177

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DEUXIÈME PARTIE


Ah qu’il n’y a pas de victoires, et qu’elle s’en assure, sitôt retirée de toute douceur. La vengeance est cruelle à exercer plus qu’à subir. Elle a beau se raidir, elle perd pied à se voir si rigoureusement seule ; le naufrage entre à flots en elle depuis qu’elle a voulu lui faire face.

Leur faiblesse eut raison d’appréhender tout acte, tout geste convulsif pour changer le destin. Les moindres maux sont ceux qu’on laisse avoir leur cours. Elle était moins mal à l’aise dans l’étau ; si étouffant soit-il, elle y avait moins étouffé que devant son avenir déblayé. On ne s’échappe de rien, et peut-être l’absence incruste-t-elle au cœur ce qui sans elle ne fût pas tout à fait né.

Elle a des peurs d’oiseau transi devant le