Page:Austen - La Famille Elliot T1.djvu/10

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le dessin, et dès sa plus tendre jeunesse elle était citée pour la fermeté et la douceur des traits de ses crayons. Elle faisait des esquisses que des maîtres auraient avoués ; plus tard, d’autres occupations ne lui permirent plus de se livrer à ce talent. Ses progrès dans la musique furent d’abord très-médiocres ; à vingt ans elle y prit plus de goût, et dans les vingt années qui suivirent, plus d’un père aurait admiré sa fille dans des exécutions moins bonnes que la sienne. Elle était passionnée pour la danse, et elle y excellait.

Il me reste à faire quelques observations que ses amis trouvent plus importantes, sur les qualités du cœur et de l’esprit de celle qui embellissait chaque heure de leur vie.

C’est une opinion assez généralement reçue, que la tranquillité et la douceur du caractère sont incompatibles avec une imagination très-vive et avec le trait et le piquant de l’esprit. Cette erreur sera rejetée par ceux qui ont eu le bonheur de connaître miss Jane Austen ; les folies,