Page:Austen - La Famille Elliot T1.djvu/212

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capitaine Wentworth ; on commençait à s’alarmer de son absence, lorsqu’il vint en expliquer le motif.

Une lettre de son ami et camarade le capitaine Harville, lui était parvenue ; elle lui apprenait que cet ami s’était établi à Lyme [1] pour l’hiver. Cette jolie petite ville maritime n’était qu’à vingt milles environ de Kellinch-Hall, et sans s’en douter ils se trouvaient donc assez rapprochés. Le capitaine Harville ayant reçu, deux ans auparavant, dans un combat naval, une blessure assez grave, n’avait pas joui depuis cette époque d’une bonne santé ; l’inquiétude de Wentworth sur cet ami si cher à son cœur, l’avait décidé à faire une course à Lyme ; il y avait passé vingt-quatre heures, et il en arrivait. Sa justification fut complète, son amitié très-exaltée, un vif intérêt pour son ami souffrant exprimé avec chaleur ; et la description de Lyme et de ses environs enchanta à un tel point les jeunes Musgrove, qu’elles formèrent à l’instant le projet d’y accompagner le capitaine, qui parlait d’y retourner : ce n’était qu’à dix-sept milles

  1. Lyme, port de mer dans le Dorsetshire, où l’on va prendre les bains de mer.