Page:Austen - La Nouvelle Emma T4.djvu/200

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seule. Je ne me trompai pas ; je réussis parfaitement, non-seulement en cela, mais aussi sur le but de mon voyage. J’eus quelques peines à l’appaiser, à regagner ses bonnes grâces ; mais j’en vins à bout. Tout est fini. Nous sommes sincèrement réconciliés ; elle m’est plus chère, mille fois plus chère qu’auparavant, et il est impossible qu’aucun désagrément vienne jamais troubler le bonheur dont nous jouissons. À présent, ma chère dame, je vous laisse en liberté ; je n’ai pu terminer ma lettre plus tôt. Recevez mille et mille remercîmens pour les bontés dont vous m’avez comblé, et cent mille pour les attentions que votre bon cœur prodiguera à la plus sensible des femmes. Si vous me croyez plus heureux que je ne mérite de l’être, je serai de votre avis. Mademoiselle W… m’appelle l’enfant gâté de la fortune, et elle a