Page:Austen - La Nouvelle Emma T4.djvu/36

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drais que ma fille fût ici. Je ne suis guère en état de… Avez-vous un fauteuil, mademoiselle ? J’espère qu’elle viendra bientôt. »

Emma le désirait aussi ; car elle craignait que cette pauvre fille ne cherchât à éviter sa présence. Elle arriva enfin. — « Quel bonheur ! vous avez bien de la bonté, mille grâces. » — Mais Emma s’aperçut qu’elle n’avait pas sa volubilité ordinaire ; qu’elle était gênée dans ses regards et dans ses actions. Elle se flatta de faire revivre l’ancienne intimité, en s’informant avec empressement de la santé de mademoiselle Fairfax. Cela lui réussit à merveille.

« Oh ! mademoiselle Woodhouse, que vous êtes bonne ! je présume que vous avez appris… et vous venez sans doute nous féliciter. Je n’ai cependant pas l’air joyeux (essuyant une larme ou deux). Nous aurons bien de