Page:Austen - La Nouvelle Emma T4.djvu/46

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


quintuple à celle qu’on donne ordinairement, serait bien gagnée. »

« Vous pensez si noblement. »

« Et quand est-ce que mademoiselle Fairfax doit vous quitter ? »

« Très-promptement, voilà le mal, dans quinze jours. Madame Smallridge est très-pressée de l’avoir. Ma pauvre mère ne pourra jamais supporter cette séparation ; je fais tous mes efforts pour la lui ôter de l’idée, je lui dis souvent qu’il n’y faut pas penser. »

« Tous ses amis déploreront sa perte, il n’y a pas de doute ; mais M. et madame Campbell ne trouveront-ils pas mauvais qu’elle se soit décidée à accepter une place avant leur retour ? »

« Certainement Jeanne s’y attend bien ; mais c’est une situation telle qu’elle aurait été blâmée de n’avoir pas accepté. Rien n’est comparable à la surprise que j’ai éprouvée lorsqu’elle