Page:Austen - Le Parc de Mansfield tome3et4.djvu/180

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crétion pour lui faire expier ses fautes envers notre sexe. Ce n’est pas un triomphe à mépriser. »

Fanny secoua la tête, et répondit : « Je ne puis bien penser d’un homme qui se joue des sentimens de toutes les femmes ; les peines qu’il cause sont souvent plus grandes qu’on ne peut l’imaginer. »

« Je ne le défends pas, mais je me borne à dire qu’il vous est attaché plus qu’il ne l’a jamais été à aucune autre femme ; qu’il vous aime de tout son cœur, et qu’il vous aimera toujours ainsi, autant que cela soit possible. Si jamais un homme a aimé pour toujours, je pense que Henri vous aimera ainsi. »

Fanny ne put s’empêcher de sourire, mais elle ne dit rien.

« Je crois, ajouta Marie, que