Page:Austen - Le Parc de Mansfield tome3et4.djvu/213

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page a été validée par deux contributeurs.


qui était si petit, qu’elle crut que ce n’était qu’une étroite antichambre. Cependant comme elle vit que l’on s’arrêtait dans cette chambre, elle se blâma elle-même des sentimens qu’elle avait éprouvés en y entrant, et s’efforça de n’en rien laisser apercevoir. Mais sa mère ne pouvait rester assez long-temps assise pour les remarquer. Elle retourna bientôt à la porte qui donnait sur la rue pour voir William : « Ô mon cher William ! combien je suis aise de te voir ! Mais, as-tu entendu parler de la Grive ? Elle est déjà sortie du port, trois jours plutôt que nous ne le pensions. Je ne sais comment faire les préparatifs de ton frère Samuel ; les ordres peuvent arriver demain. Je suis prise tout à fait au dépourvu, et mainte-