Page:Austen - Le Parc de Mansfield tome3et4.djvu/245

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la méthode de réforme qu’elle voulait faire adopter, et Fanny devint bientôt plus disposée à admirer la justesse naturelle de son esprit, qu’à censurer sa manière d’agir.

L’intimité s’établit entre Fanny et Susanne avec un avantage mutuel. En se tenant dans les chambres supérieures, elles échappaient au tumulte de la maison. Fanny trouvait sa tranquillité, et Susanne apprenait à penser que ce n’était pas un mal que d’être tranquillement occupée. Elles étaient sans feu, mais cette privation était familière à Fanny, et elle en souffrait d’autant moins que cela lui rappelait la chambre de l’Est ; c’était le seul point de ressemblance : pour l’espace, la lumière, les meubles, la vue, il n’y avait rien de pareil dans les deux appartemens, et