Page:Austen - Le Parc de Mansfield tome3et4.djvu/26

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lait aucune circonstance du bal, et madame Norris était retournée chez elle avec les gelées qui s’étaient trouvées de trop, pour en nourrir, disait-elle, une fille malade.

La soirée fut aussi triste que le jour l’avait été. Sir Thomas était occupé d’une lecture, et lady Bertram voulut jouer aux cartes, parce qu’elle ne pouvait travailler. Fanny fit sa partie, et jusqu’à l’heure d’aller se mettre au lit, les seules paroles qui furent entendues dans le salon furent : « Cela fait trente-un… quatre en mains ; c’est à vous à donner les cartes, madame… Donnerai-je pour vous ? » Fanny réfléchissait sur la différence qui s’était opérée en vingt-quatre heures dans cet appartement et toute la maison. Le soir précédent tout avait été espérance, sourires,