Page:Austen - Le Parc de Mansfield tome3et4.djvu/290

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la même lorsque je l’ai revue, je ne ferais aucune plainte ; mais dès la première fois que je lui ai rendu visite, je l’ai trouvée changée à mon égard. Ma réception fut si différente de ce que j’avais espéré, que je fus sur le point de quitter Londres à l’instant. Je n’ai pas besoin d’entrer dans des détails. Vous connaissez le côté faible de son caractère, et vous imaginez quels ont été les sentimens ainsi que les expressions qui m’ont affligé. Je la trouvai très-gaie, et entourée des personnes qui applaudissent à la mauvaise direction de son esprit trop vif. Je n’aime point madame Fraser. C’est une femme vaine, dont le cœur est froid, et qui s’est mariée entièrement par convenance. Quoiqu’elle soit évidemment malheureuse dans son mariage, elle n’at-