Page:Austen - Le Parc de Mansfield tome3et4.djvu/340

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évènemens qui venaient d’avoir lieu, et il lui dit à voix basse, mais avec beaucoup d’expression : « Je ne suis point étonné que vous soyez sensible à cela : vous devez souffrir. Comment un homme qui avait aimé une fois, pouvait-il vous mériter ? Ô Fanny ! pensez à moi ! »

Le second jour, ils arrivèrent de bonne heure dans les environs de Mansfield, et à mesure qu’elles en approchaient, les deux sœurs devenaient plus émues. Fanny commençait à craindre son entrevue avec ses tantes et Thomas, après l’humiliation qu’ils venaient de recevoir ; et Susanne pensait avec anxiété que tout ce qu’elle avait appris récemment sur la politesse des manières, allait être mis en action.

Fanny, pendant la route, n’avait