Page:Austen - Le Parc de Mansfield tome3et4.djvu/351

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santé de Thomas avait été fortement altérée par la conduite de sa sœur ; et l’évasion de Julia était venue porter le dernier coup au cœur paternel de sir Thomas. Fanny espérait que son mécontentement contr’elle serait appaisé ; et raisonnant autrement que madame Norris, elle pensait qu’elle serait justifiée à ses yeux. M. Crawford, par sa conduite, la faisait s’applaudir de l’avoir refusé. Mais quoique cela fût fort important pour elle, c’était une triste consolation pour sir Thomas. Le déplaisir de son oncle était une chose terrible pour Fanny. Que pouvaient faire pour lui sa justification, sa reconnaissance, son attachement ? Il n’y avait qu’Edmond qui pût lui offrir une consolation.

Elle se trompait toutefois en sup-