Page:Austen - Le Parc de Mansfield tome3et4.djvu/390

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Fanny et Edmond s’étant assurés de leur affection mutuelle, il ne leur restait aucune difficulté de fortune ou de famille à vaincre. Leur mariage avait été un des vœux de sir Thomas. Tout à fait dégoûté des liaisons ambitieuses et mercenaires, il appréciait chaque jour davantage le mérite des bons principes et du caractère, et il avait vu avec satisfaction qu’Edmond et Fanny trouvaient dans l’un l’autre leur consolation des évènemens survenus dans la famille. Le consentement joyeux qu’il donna à la demande d’Edmond, sa persuasion de faire une grande acquisition en nommant Fanny sa fille, formèrent un contraste avec ses opinions précédentes, quand la venue de la pauvre petite Fanny à Mansfield avait été proposée pour la