Page:Austen - Le Parc de Mansfield tome3et4.djvu/63

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Elle s’efforça de se composer et de paraître dans son état ordinaire, lorsque l’heure du dîner approcha : mais elle ne put s’empêcher de témoigner beaucoup de froideur quand M. Crawford entra dans l’appartement.

Il fut bientôt tout auprès d’elle. Il avait à lui remettre un billet de sa sœur. Fanny ne pouvait prendre sur elle de le regarder, mais elle trouvait qu’il n’y avait dans sa voix aucune trace de son extravagance passée. Elle ouvrit le billet aussitôt, charmée d’avoir quelque chose à faire, et heureuse de penser que l’intervention de sa tante Norris, qui dînait aussi à Mansfield, la mettrait à l’abri d’une conversation particulière avec M. Crawford. Elle lut :

« Ma chère Fanny, car c’est ainsi