Page:Austen - Le Parc de Mansfield tome3et4.djvu/88

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Son cœur s’effraya d’entrer dans une discussion qu’elle ne pourrait peut-être pas soutenir par des preuves convaincantes. La mauvaise opinion qu’elle avait de lui, était fondée principalement sur des observations relatives à ses cousines, et qu’elle n’aurait osé mentionner à leur père. Maria et Julia, et sur-tout Maria, étaient tellement impliquées dans la conduite que Fanny reprochait à M. Crawford, qu’elle ne pouvait dépeindre son caractère tel qu’elle se le représentait, sans nuire à ses cousines. Elle avait cru qu’avec un homme aussi sensé que son oncle, il aurait suffi de ne pas paraître disposée à contracter cette union ; elle s’apercevait avec un grand chagrin qu’il n’en était point ainsi.

Sir Thomas vint vers la table au-